Problème de stationnement à Oran

A quand donc les 6 parkings à étages? Oran étouffe sous le nombre des véhicules qui y circulent et dont une très importante proportion ne trouve plus où stationner.

Ce déficit en parkings et aires de stationnement fait que de plus en plus de personnes qui se tiennent à l’affût de la moindre occasion pour se faire de l’argent sans se donner la peine ont décidé d’exploiter à leur seul profit ce nouveau filon en faisant travailler de nombreux désœuvrés comme gardiens de voitures.

En effet, à l’exception du garage de la rue Khemisti et de quelques rares aires de stationnement, les Oranais et les milliers de visiteurs de la ville de Sidi El-Houari n’ont plus où garer leurs véhicules le temps de régler leurs problèmes. Consciente de cette triste réalité et de l’anarchie qui règne à l’intérieur de ses murs et de ses incidences sur la fluidité de la circulation, la municipalité d’Oran n’a pas manqué de prendre les mesures qu’elle estime nécessaires pour mettre de l’ordre dans ce volet de la vie en communauté.

Après étude et mûre réflexion, elle s’est décidée à prendre des arrêtés pour réglementer le stationnement sur les artères principales de la capitale de l’Ouest. Peine perdue puisque ses efforts et ses actes réglementaires sont restés sans effet. Sollicité à ce sujet, un élu de l’APC d’Oran a reconnu, hier, que la ville souffre énormément de cette situation et que pour y remédier les pouvoirs publics ont décidé de réaliser six parkings à étages pour alléger la pression.

Le même interlocuteur assure que lors des désormais traditionnels briefings hebdomadaires du wali avec les maires, ce problème est souvent revenu sur le tapis et fait l’objet de sérieux débats. Dans ce cadre, la wilaya d’Oran a prévu sur son budget primitif pour l’exercice 2006 cinquante-deux millions de dinars à titre de contribution pour répondre à ce besoin pressant.

De même source, nous avons appris que les rares parkings et aires de stationnements existants sont constamment saturés d’où l’occupation anarchique du moindre espace par les milliers de véhicules qui n’ont plus où se garer. «L’APC a certes pris des arrêtés pour réguler la circulation et le stationnement.

Cependant, pour des considérations objectives, sur le terrain et c’est compréhensible, ceci n’a pas produit les effets escomptés» confie cet élu. Du côté des services en charge de faire appliquer les actes réglementaires pris par l’APC afin de mettre de l’ordre dans la maison, on estime que tant que la ville n’est pas dotée de parkings, il est pratiquement impossible d’espérer voir la situation s’améliorer.

«Le jour où les automobilistes auront où garer leurs véhicules, ils seront mis dans l’obligation de respecter la loi ou verbalisés», confie, sous couvert de l’anonymat, cet interlocuteur. Pour conforter son opinion, notre source pose, à son tour, une question : «Comment voulez-vous que des automobilistes qui, pour des cas de force majeure, doivent s’arrêter pour un temps, rue Larbi ben M’Hidi où le stationnement est censé être interdit sur les deux côtés de la chaussée, soient verbalisés alors qu’ils ont à bord de leurs véhicules, des personnes malades ou impotentes et qui doivent, par nécessité absolue, y consulter un médecin, une pharmacie, un notaire, un huissier ou un avocat?» s’inquiète cet interlocuteur.

Au fait, la réalisation, dans un premier temps, des six parkings à étages étant devenue une absolue nécessité, qu’attend-on pour en donner le coup d’envoi? Des sources estimant le nombre que le nombre de véhicules qui transitent chaque jour par Oran à plus d’un million, le privé saura s’y investir à temps?

Par Tahar Safi Z. - La Voix de l'Oranie, le 18 avril 2006